Tradition du tatouage

Le rituel le plus pratiqué au sein de la communauté reste le rituel du tatouage, plus connu sous le nom d’irezumi au Japon.

Sa mise en place est très douloureuse, car elle se fait encore de manière traditionnelle ; l’encre est insérée sous la peau à l’aide d’outils non électriques, des faisceaux d’aiguilles fixés sur un manche en bambou ou plus récemment en acier inoxydable (donc stérilisables), fabriqués à la main. Le procédé est onéreux et certains tatouages sur l’intégralité du corps peuvent demander des mois, voire des années de travail.

Plus de 68 % des yakuzas seraient tatoués, et chaque clan possède son tatouage particulier. Cette pratique est originaire des Bakuto, dont les membres se tatouaient un cercle noir autour de leurs bras à chaque crime commis. C’est aujourd’hui plus la résultante d’une volonté des clans de se différencier, et une preuve de courage et de fidélité envers leur « famille », car le procédé est irréversible.

Dans certains clans, le tatouage a une symbolique particulière : les motifs choisis par les chefs de clan pour les nouveaux membres sont à l’opposé de leur caractère. Par exemple, un dragon va correspondre à une personne calme, tandis qu’une geisha sera associée à une personne de nature agressive.

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