Extension internationale

En Asie du Sud-Est

Les yakuzas sont engagés en Asie du Sud-Est dès les années 1960, ils s’y emploient à développer le tourisme sexuel et le trafic de drogue. C’est la zone où ils sont encore aujourd’hui les plus actifs.

Ils sont ainsi présents en Corée du Sud, Chine, Taïwan, Thaïlande, Philippines, Viêt Nam et dans les îles du Pacifique (notamment Hawaï).

Aux États-Unis

Dans un mouvement similaire à celui suivi par les autres mafias, les yakuzas ont accompagné l’expansion de la présence de la communauté japonaise dans le monde. De ce fait, on les retrouve aux États-Unis, qui comptent une importante communauté nippone émigrée (plus de 850 000 personnes), essentiellement à Hawaï et en Californie. Dans les années 1980, ils ont profité du boom de l’immobilier dans ce pays pour investir, notamment à Hawaï, Las Vegas et Los Angeles101.

Hawaï est aussi employée comme plaque tournante vers les États-Unis du trafic de méthamphétamine102 et des armes à feu en contrebande au Japon. Les yakuzas se sont facilement intégrés à la population locale, puisque beaucoup de touristes réguliers de ces îles viennent du Japon ou d’autres pays asiatiques. On a estimé que les yakuzas contrôlaient environ 90 % du trafic de méthamphétamine à Hawaï en 1988. Ils se font aussi rabatteurs, dirigeant les touristes japonais vers les bordels et dans les salles de jeu.

En Californie, les yakuzas ont fait des alliances avec les groupes vietnamiens et coréens locaux, et également avec les triades chinoises. Ils sont présents à Los AngelesSan FranciscoSeattle et Las Vegas102. Ils ont été repérés à Las Vegas et à New York guidant les touristes japonais vers les établissements de jeu, légaux et illégaux.

Ils profitent également de l’attrait dégagé par Los Angeles sur les jeunes femmes rêvant d’entrer dans le milieu cinématographique. Les membres des clans se servent de cette situation pour recruter, afin d’alimenter leurs filières de production pornographique et le milieu de la prostitution au Japon. En effet, les femmes occidentales sont très populaires parmi les hommes japonais, en particulier les blondes102.

Au Mexique

Les yakuzas sont présents un peu partout dans le monde, y compris au Mexique, notamment dans les filières d’immigration clandestine. On a ainsi vu dans ce pays, au cours des années 1990, un couple de prétendus employeurs recruter à travers le pays des jeunes filles (principalement avec des diplômes de tourisme et avec de bonnes connaissances en anglais) en leur promettant un travail au Japon. Mais à leur arrivée sur le territoire, elles sont en fait entrées dans un réseau de prostitution. Quelques-unes réussirent à s’échapper et à leur retour au Mexique, elles informèrent les autorités. Les coupables furent arrêtés et condamnés, non pas pour proxénétisme à cause du manque de dénonciateurs, mais seulement pour immigration illégale.

Un cas similaire s’est produit au Pérou. Selon les estimations de l’Association des femmes hispaniques (dont le siège se trouve à Miami), près de 3 000 femmes mexicaines se prostituent au Japon, après avoir été recrutées par les différents clans yakuza.

En Australie

La présence de Yakuza en Australie est actuellement minimale, étant limité principalement à la Gold Coast, où les membres des clans viennent blanchir de l’argent dans des casinos, ou extorquer de l’argent aux entreprises japonaises travaillant principalement dans le domaine du tourisme. Ils sont également liés au trafic de drogue. Il semblerait que les yakuzas n’aient aucun enracinement connu en Australie, mais avec les nouvelles lois antigang votées au Japon, cette situation pourrait changer, ce qui entraînerait des conflits avec les organisations mafieuses déjà en place, comme la Mafia, le ‘Ndrangheta et la mafia irlandaise.

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